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Résumé :
- La communication COM(2026)115 de la Commission européenne fixe un objectif de capacité renouvelable installée par les communautés d’énergie pouvant aller jusqu’à 90 GW d’ici 2030 ; la recommandation C(2026)2850 du 30 avril 2026 définit les orientations pour y parvenir et invite les États membres à évaluer leur contribution nationale.
- En France, la définition juridique des communautés d’énergie a été construite progressivement dans le code de l’énergie, avec un décret de fin 2023 qui précise les articles réglementaires — mais les mesures concrètes pour faciliter leur développement restent à définir, selon Énergie Partagée.
- Selon une étude d’Énergie Partagée soutenue par l’ADEME (2019), 1 € investi par des acteurs locaux dans un projet citoyen d’énergie renouvelable génère 2,5 € de retombées pour le territoire.
Des projets locaux au cœur de la transition
Une communauté d’énergie, c’est un groupe de citoyens, de collectivités ou d’entreprises locales qui décident ensemble de produire, partager ou gérer de l’énergie renouvelable. Cela peut prendre la forme d’une installation solaire sur un bâtiment municipal dont les habitants sont copropriétaires, d’une coopérative éolienne, ou d’un projet d’autoconsommation collective entre plusieurs logements d’un même quartier.
Ces projets présentent un avantage souvent mis en avant : quand des habitants ou une commune participent directement à un projet renouvelable, leur rapport à cette infrastructure change. Un amendement déposé à l’Assemblée nationale en juin 2025 notait que ces projets « favorisent une meilleure acceptabilité des installations et une appropriation des enjeux de la transition ». Une tribune reprise par Énergie Citoyenne Occitanie en mars 2026 estimait que les résistances locales aux projets éoliens et solaires « expriment moins un rejet des renouvelables qu’une inquiétude sur leur utilité territoriale ».
Un cadre européen qui recommande, un cadre français encore à compléter
La Commission européenne a présenté en mars 2026 un « Paquet Énergie Citoyenne ». La communication COM(2026)115 fixe un objectif de capacité renouvelable installée par les communautés d’énergie pouvant aller jusqu’à 90 GW d’ici 2030. La recommandation C(2026)2850, publiée le 30 avril 2026, définit les orientations pour y parvenir et invite les États membres à évaluer leur contribution nationale. Un second texte européen, le « Paquet Réseaux », reconnaîtrait selon PV Magazine la valeur sociale de ces projets et inviterait les opérateurs de réseau à simplifier leur raccordement pour les acteurs non professionnels.
En France, la définition juridique a été construite progressivement. Plusieurs dispositions sont entrées en vigueur dès 2021, puis complétées par un décret de fin 2023 qui précise les articles réglementaires du code de l’énergie. Mais selon Énergie Partagée, ces textes « ne précisent pas ou très marginalement les mesures déployées pour faciliter leur développement, qui restent encore à définir ».
Un modèle aux retombées documentées
Selon une étude d’Énergie Partagée soutenue par l’ADEME, publiée en 2019, 1 € investi par des acteurs du territoire dans un projet citoyen d’énergie renouvelable génère 2,5 € de retombées pour ce territoire. Un chiffre repris dans des travaux parlementaires récents, dont un amendement déposé à l’Assemblée nationale en juin 2025.
Ce qui freine encore le déploiement
Parmi les freins souvent cités figurent la complexité administrative, le temps nécessaire pour monter un projet et l’accès au financement — des obstacles explicitement identifiés dans la recommandation européenne C(2026)2850 du 30 avril 2026. Un amendement à l’Assemblée nationale de juin 2025 pointait qu’en l’absence d’objectif chiffré inscrit dans la loi française, « la dynamique de l’énergie citoyenne peine à changer d’échelle en France », contrairement à d’autres pays et régions européens, comme les Pays-Bas ou l’Écosse, qui se sont dotés de tels objectifs.
Énergies renouvelables : comment le financement rythme la transition énergétique
La recommandation européenne d’avril 2026 invite désormais les États membres à préciser leur stratégie nationale. Comment la France traduira ces orientations dans son cadre réglementaire reste ouvert.
Les données chiffrées citées reflètent les sources disponibles à la date de publication. Le cadre réglementaire évolue en continu ; les valeurs les plus récentes sont consultables auprès des organismes cités.

