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- Ce que le CCC a révélé cet été
- Plug & Play ne veut pas dire « non sécurisé »
- Ce que dit la réglementation en France et en Europe
- La cybersécurité entre dans le cadre réglementaire
- L’approche de TSUN : réduire la surface d’attaque dès la conception
- Du balcon à la toiture, un même niveau d’exigence
- La sécurité, nouveau critère de choix
Alors que le solaire plug & play progresse en France, la cybersécurité des équipements photovoltaïques devient un nouveau critère de choix
Ce que le CCC a révélé cet été
En juillet 2026, le Chaos Computer Club (CCC) a publié un rapport détaillé. Cette association compte parmi les plus importantes communautés de hackers en Europe. Le rapport décrit une faille touchant des micro-onduleurs résidentiels installés en toiture ou sur balcon. Le fabricant concerné revendiquerait environ 20 % du marché européen.
Ce que révèle le rapport, dans ses grandes lignes :
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- Les onduleurs diffusaient, sans chiffrement, un identifiant censé servir de « clé secrète » pour piloter l’appareil à distance ;
- Un chercheur a montré qu’un matériel radio bon marché suffisait. Il pouvait détecter cet identifiant à distance et prendre le contrôle de l’appareil ;
- Lors de tests de terrain dans des quartiers résidentiels, les chercheurs ont rapidement repéré plusieurs dizaines d’installations vulnérables ;
- Après avoir identifié l’appareil, un attaquant pouvait l’éteindre ou le reconfigurer. Il pouvait aussi y déposer un micrologiciel non autorisé ;
- Le CCC a critiqué la lenteur de la réponse du fabricant et a rendu la faille publique pour forcer une correction.
Le fabricant a depuis annoncé une prochaine mise à jour du micrologiciel. Celle-ci intégrera un chiffrement renforcé. Le fabricant affirme aussi que la faille ne concerne pas les gammes actuelles. Elle toucherait uniquement certains anciens modèles.
L’épisode s’est déroulé en Allemagne. Pourtant, le sujet dépasse largement ses frontières. Le marché français de l’autoconsommation connaît une croissance comparable. Les usages sont similaires : kits plug & play, panneaux de balcon et micro-onduleurs connectés à une application mobile.

Les micro-onduleurs Tsun
Plug & Play ne veut pas dire « non sécurisé »
Il faut être clair sur un point : le format plug & play décrit un mode d’installation, pas un niveau de sécurité.
Un appareil peut être très simple à poser. Il peut pourtant reposer sur une architecture de communication rigoureuse. À l’inverse, un produit peut sembler robuste tout en cachant une conception radio fragile. La différence tient à des détails invisibles pour le grand public :
- L’appareil diffuse-t-il des informations identifiables en clair ?
- Le fabricant chiffre-t-il les commandes envoyées à distance ?
- Existe-t-il une authentification entre l’onduleur et la plateforme ou l’application ?
- Un tiers peut-il intercepter puis rejouer une commande ?
- Le fabricant signe-t-il numériquement les mises à jour de micrologiciel ?
- Un utilisateur non autorisé peut-il accéder aux fonctions de pilotage ?
Pour un acheteur français, comparer la puissance, le rendement et le prix reste indispensable. Mais cela ne suffit plus. La conception des communications mérite désormais la même attention.

TSUN micro-onduleur TSOL-MX800Lite
Ce que dit la réglementation en France et en Europe
Historiquement, en France, les acteurs du secteur évaluaient presque uniquement la sécurité d’une installation photovoltaïque sous l’angle électrique : conformité du matériel, protections de ligne, respect de la norme NF C 15-100, déclaration auprès d’Enedis (convention d’autoconsommation, seuils de puissance fixés par l’arrêté du 9 mai 2017 modifié), voire attestation Consuel selon la puissance installée. Ces exigences restent le socle de toute installation sûre, et chaque fabricant doit continuer à les respecter.
La cybersécurité entre dans le cadre réglementaire
Mais un micro-onduleur moderne n’est plus seulement un composant électrique : c’est aussi un appareil radio, souvent relié à une application ou un cloud. Depuis le 1er août 2025, ce volet est encadré au niveau européen — donc directement applicable en France : le règlement délégué (UE) 2022/30, pris dans le cadre de la directive RED (2014/53/UE), impose des exigences de cybersécurité obligatoires à tout équipement radio connecté mis sur le marché de l’Union, via les normes harmonisées EN 18031-1, -2 et -3. Concrètement, un fabricant doit désormais démontrer que son produit :
- Protège le réseau et les données contre un accès non autorisé (authentification) ;
- Protège la confidentialité des communications et des données personnelles (chiffrement) ;
- Limite les risques de fraude ou de détournement d’usage.
Autrement dit, la cybersécurité n’est plus une option marketing pour un fabricant de micro-onduleurs vendant en France : c’est devenu une condition d’accès au marché européen, au même titre que le marquage CE électrique.

Évaluation de la conformité à la norme EN 18031
L’approche de TSUN : réduire la surface d’attaque dès la conception
Chez TSUN, les ingénieurs n’ajoutent pas la sécurité des communications après coup sur un produit fini : ils l’intègrent aux choix d’architecture dès la conception du micro-onduleur.
Certains systèmes du marché reposent sur un boîtier de communication externe, séparé de l’onduleur, qui échange des données par radiofréquence. Cette approche n’est pas nécessairement à risque si la découverte de l’appareil, l’authentification, le chiffrement et la protection des commandes sont bien conçus. Mais une interface radio externe mal protégée peut devenir un point d’entrée supplémentaire pour un attaquant.

TSUN Micro-onduleur TSOL-MX800Lite
TSUN a choisi une architecture où le module de communication est intégré directement à l’intérieur du micro-onduleur, relié à l’unité de contrôle par un bus interne filaire. Cette conception réduit le nombre d’interfaces radio exposées à l’extérieur, limite le risque de détection à distance de l’appareil, et complique l’accès direct à la chaîne de contrôle pour un tiers non autorisé.
Trois niveaux de protection :
1. Réduire l’exposition des communications. Moins d’interfaces radio inutiles, pas de diffusion d’identifiants en clair : la première étape d’une sécurité solide consiste à réduire le nombre de portes d’entrée possibles, pas seulement à les verrouiller.
2. Bloquer les commandes non autorisées. Même si un attaquant accède au canal de communication, l’appareil doit vérifier, par chiffrement et authentification, que la commande provient d’une source légitime. L’appareil doit rejeter toute commande non authentifiée et empêcher la réutilisation d’une commande déjà exécutée.
3. Protéger les mises à jour de micrologiciel. Un onduleur qui accepterait n’importe quel fichier de mise à jour ouvrirait la porte à une modification malveillante de son fonctionnement. TSUN utilise un mécanisme de mise à jour avec vérification par signature numérique : seul un micrologiciel authentifié et validé est accepté.

Défense à trois niveaux
Du balcon à la toiture, un même niveau d’exigence
En France, les utilisateurs n’emploient pas les micro-onduleurs uniquement dans de petits kits de balcon. D’un ou deux panneaux installés sur une rambarde à une installation complète en toiture, les besoins en puissance et en connectique varient, mais le niveau d’exigence en matière de sécurité ne devrait pas dépendre de la taille du projet.
La gamme de micro-onduleurs TSUN couvre de 300 W à 3300 W, avec des configurations à une, deux, quatre ou six entrées, adaptées à différents types de projets résidentiels. Le raccordement en courant alternatif, en série façon « main dans la main », permet à un installateur d’étendre un système existant en ajoutant des onduleurs, sans reconstruire l’installation.
Et sur toute la gamme, les mêmes principes de conception s’appliquent : communication intégrée, réduction de l’exposition radio, chiffrement et authentification, mises à jour signées numériquement. Qu’un utilisateur installe le système sur un balcon parisien ou sur un toit en Nouvelle-Aquitaine, TSUN maintient le même niveau de protection.
La sécurité, nouveau critère de choix
L’épisode que le CCC a révélé envoie un message clair à tout le marché européen, France comprise : dès qu’il se connecte au réseau, un équipement photovoltaïque ne produit plus seulement de l’électricité — il devient aussi un point d’accès potentiel qu’il faut protéger.
Avant d’acheter un micro-onduleur, les acheteurs devraient poser quelques questions supplémentaires, au-delà de la puissance, du rendement et de la garantie :
- Comment l’appareil communique-t-il avec la plateforme ou l’application ?
- Les commandes envoyées à distance sont-elles authentifiées ?
- Le micrologiciel peut-il être modifié par n’importe qui ?
- Le fabricant a-t-il pensé la cybersécurité dès la conception, ou l’a-t-il ajoutée après coup ?
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Ce sont des questions techniques, discrètes, mais elles déterminent directement la fiabilité et la sécurité d’une installation sur le long terme. Chez TSUN, cette exigence fait partie de la conception, du premier schéma d’architecture jusqu’à la dernière mise à jour de micrologiciel.