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Une nouvelle vague de chaleur est attendue sur la France dès les premiers jours de juillet, après un mois de juin déjà marqué par plusieurs épisodes caniculaires. Face à la montée du thermomètre, beaucoup de foyers se ruent sur les climatiseurs mobiles, sans savoir qu’ils possèdent peut-être déjà, dans leur salon, l’équipement le plus efficace pour se rafraîchir.
Une fonction sous-exploitée par des millions de foyers
En France, la pompe à chaleur air-air équipe aujourd’hui une part croissante des logements, principalement installée pour remplacer un chauffage électrique ou une vieille chaudière. Ce que beaucoup de propriétaires ignorent, c’est que la quasi-totalité de ces appareils sont réversibles. Autrement dit, ils peuvent aussi bien chauffer l’hiver que rafraîchir l’été, avec la même unité.
Résultat, alors que les ventes de climatiseurs mobiles explosent à chaque alerte canicule, des millions de foyers déjà équipés se tournent malgré tout vers ces solutions d’appoint, souvent bruyantes et énergivores, sans avoir pensé à activer le mode froid de leur propre installation.
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Comment fonctionne le mode rafraîchissement ?
Le principe technique tient en une phrase : une pompe à chaleur ne produit pas de froid, elle déplace de la chaleur. En hiver, elle capte les calories présentes dans l’air extérieur, même par temps froid, pour les restituer à l’intérieur du logement. En été, une vanne dite d’inversion permet de renverser totalement ce cycle. L’appareil extrait alors la chaleur de l’intérieur de la maison pour l’évacuer vers l’extérieur, exactement comme le ferait un climatiseur classique.
C’est cette logique de transfert, plutôt que de production, qui explique la sobriété de l’appareil. Pour chaque kilowattheure d’électricité consommé, une pompe à chaleur réversible restitue généralement l’équivalent de trois kilowattheures de fraîcheur, un rendement que ne peut pas approcher un climatiseur mobile d’entrée de gamme.
Le match chiffré : pompe à chaleur, clim mobile et ventilateur
Sur le plan budgétaire, l’écart est net. Un mono-split réversible utilisé tout l’été coûte en moyenne une quarantaine d’euros d’électricité, contre près du double pour un climatiseur mobile de puissance comparable. La raison est simple : le climatiseur mobile doit évacuer l’air chaud par un tuyau passé à travers une fenêtre entrouverte, ce qui laisse mécaniquement rentrer de l’air extérieur brûlant et dégrade fortement son efficacité réelle.
Le ventilateur, lui, reste imbattable sur le plan du budget, avec une consommation minime. Mais il ne fait que brasser l’air ambiant sans jamais réellement abaisser la température de la pièce, ce qui le rend peu efficace lors des pics de chaleur les plus intenses.
Une nuance mérite toutefois d’être soulignée. Plus la température extérieure grimpe, plus l’unité extérieure de la pompe à chaleur doit fournir d’efforts pour évacuer la chaleur captée à l’intérieur vers un air déjà très chaud. Au-delà de 38 à 40 degrés, le rendement de l’appareil commence à diminuer, et sa consommation à augmenter en conséquence, au moment précis où l’ensemble du réseau électrique est lui-même sous tension.
Les bons réglages pour ne pas plomber sa facture
Quelques gestes simples permettent de profiter de la pompe à chaleur sans faire grimper la facture inutilement. Chaque degré gagné en mode froid représente environ 7 % de consommation supplémentaire, d’où l’intérêt de ne jamais viser une température trop basse. Les recommandations s’accordent généralement autour de 26 degrés, avec un écart maximal de cinq degrés par rapport à la température extérieure, un seuil également utile pour limiter les chocs thermiques sur la santé.
Par exemple, lorsque le thermomètre extérieur affiche 38 degrés, régler son appareil sur 26 degrés plutôt que sur 20 degrés permet à la fois de réduire significativement la consommation et d’éviter un écart de température trop brutal en sortant du logement.
Ces réglages gagnent à être associés à des gestes passifs qui réduisent le besoin de rafraîchissement à la source. Fermer les volets et les rideaux dès les premières heures de la matinée, puis aérer largement la nuit lorsque l’air extérieur redescend, permet à lui seul de limiter la montée en température intérieure de plusieurs degrés. Combinés, ces réflexes permettent souvent de se contenter d’un seul appareil dans la pièce principale, plutôt que d’équiper l’ensemble du logement.
Et si vous n’avez pas encore de pompe à chaleur ?
Pour les foyers qui ne sont pas encore équipés, la pompe à chaleur réversible reste un investissement à considérer dans la durée, puisqu’elle assure à la fois le chauffage hivernal et le rafraîchissement estival. Son coût d’installation varie fortement selon le nombre de pièces à couvrir et la configuration du logement, et certaines aides à la rénovation énergétique peuvent s’appliquer, sous conditions, lorsque l’appareil remplace un système de chauffage existant plus énergivore.
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Dans tous les cas, mieux vaut faire appel à un installateur certifié pour dimensionner correctement l’appareil selon la surface à traiter et l’exposition du logement. Un appareil sous-dimensionné tournera en continu sans jamais parvenir à rafraîchir efficacement, tandis qu’un modèle surdimensionné représentera un surcoût inutile à l’achat.
Avec une nouvelle vague de chaleur annoncée pour la première semaine de juillet, prendre quelques minutes pour vérifier si son équipement de chauffage cache une fonction rafraîchissement pourrait bien éviter l’achat précipité, et coûteux, d’un climatiseur d’appoint.
