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Ce qui change concrètement sur votre facture d’octobre
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a fixé le nouveau prix repère de vente du gaz (PRVG) à 182,88 €/MWh TTC en moyenne, contre 172,05 €/MWh en septembre. Une hausse de 6,3 % qui s’ajoute à celle déjà encaissée le mois précédent.
Concrètement, pour un usage cuisson et eau chaude, le kWh passe à environ 0,178 € TTC, et pour le chauffage à 0,146 € TTC. La CRE elle-même chiffre l’impact moyen sur la facture d’octobre à +5,28 € TTC pour les ménages concernés. Un montant qui peut sembler modeste isolément, mais qui vient s’empiler sur une série de hausses successives depuis le début de l’été, et qui pèse lourd à l’approche de la saison de chauffe.
Prenons l’exemple d’un foyer chauffé au gaz qui consomme environ 12 000 kWh par an. Rien que sur le mois d’octobre, cette hausse représente plusieurs dizaines d’euros supplémentaires, et l’addition s’alourdira encore si la tendance se confirme en novembre et décembre.
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Pourquoi le prix du gaz repart à la hausse ?
Selon la CRE, cette envolée résulte directement de la hausse des cours sur les marchés de gros observée en août par rapport à juillet. En cause, la remontée de l’indice néerlandais TTF, référence du gaz en Europe, elle-même alimentée par les tensions géopolitiques persistantes au Moyen-Orient et un niveau de remplissage des stocks européens jugé plus juste que la normale à l’approche de l’hiver.
Ce mécanisme illustre à quel point les foyers français restent exposés aux soubresauts des marchés internationaux, même plusieurs années après la fin officielle des tarifs réglementés du gaz. Le prix repère, recalculé chaque mois par le régulateur depuis 2023, agit comme un baromètre direct de cette volatilité, sans filet protecteur pour les consommateurs les plus exposés.
Autre facteur aggravant à l’approche de la saison de chauffe : le niveau des stocks de gaz européens, jugé plus bas que la moyenne saisonnière par plusieurs opérateurs. Un remplissage insuffisant avant l’hiver pousse mécaniquement les fournisseurs à sécuriser leurs approvisionnements plus tôt, et donc à des prix plus élevés, ce qui alimente encore la pression sur le prix repère mois après mois.
Êtes-vous concerné par cette hausse ?
Tous les foyers chauffés au gaz ne vont pas subir cette hausse de la même façon. Sur les 10,3 millions de ménages français encore chauffés au gaz, environ 6 millions ont souscrit une offre indexée sur le prix repère publié par la CRE. Ce sont eux, et uniquement eux, qui verront leur facture bouger dès ce 1er octobre.
Si vous avez opté pour une offre à prix fixe, en revanche, aucune mauvaise surprise ne vous attend ce mois-ci : votre tarif reste verrouillé pour la durée prévue au contrat, quelle que soit l’évolution du prix repère. Un bon réflexe consiste donc à vérifier, dès maintenant, la nature exacte de votre contrat de fourniture de gaz auprès de votre fournisseur.
Comment limiter l’impact avant l’hiver
Face à cette nouvelle hausse, plusieurs leviers existent pour amortir le choc avant l’arrivée du froid.
Premier réflexe : comparer les offres du marché. Entre offres à prix fixe et offres indexées, les écarts peuvent être significatifs selon votre profil de consommation, et un changement de fournisseur reste gratuit et rapide.
Deuxième piste, plus structurelle : réduire durablement sa dépendance au gaz. L’installation d’une pompe à chaleur en remplacement d’une chaudière au gaz reste, à ce jour, le geste le plus soutenu financièrement par MaPrimeRénov’, avec des aides pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros selon vos revenus. Une isolation renforcée des combles ou des murs permet également de limiter les besoins de chauffage, donc la facture, quel que soit le prix du gaz au fil des mois.
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Enfin, surveiller sa consommation au quotidien reste le geste le plus simple et le plus immédiat : baisser le thermostat d’un degré, purger ses radiateurs avant l’hiver, ou encore programmer un chauffage intermittent selon les heures d’occupation du logement, sont autant de gestes qui, cumulés, peuvent représenter plusieurs dizaines d’euros d’économie sur la saison.

