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- Ce qu’il faut faire, dans l’ordre, pour ouvrir votre contrat
- Combien coûte réellement l’ouverture du compteur
- Le 1er août 2026 renchérit votre première facture
- Ce que la mention « verte » garantit vraiment dans un contrat
- Le vrai levier sur votre facture n’est pas la couleur de l’électricité
- Emménagement, la période où le démarchage est le plus agressif
- Après l’emménagement, les leviers qui pèsent plus lourd qu’un contrat
- Questions fréquentes
Ce qu’il faut faire, dans l’ordre, pour ouvrir votre contrat
Un contrat d’électricité ne se transmet pas avec les clés. Celui de l’ancien occupant est résilié à son départ, et aucun contrat ne se met en place automatiquement à votre nom. Tant que la souscription n’est pas faite, le logement peut rester sans alimentation, ou consommer sur un contrat qui n’est plus le vôtre. La règle pratique tient en une phrase : on souscrit environ deux semaines avant la date d’entrée, pas le jour du déménagement. Pour comparer les prix du kWh, les montants d’abonnement et le niveau d’engagement environnemental des offres avant de signer, puis ouvrir un contrat d’électricité facilement, le comparateur de fournisseurs d’électricité et de gaz de lesfurets permet de tout mettre en regard sur une seule page, à consommation identique.
Quatre informations suffisent à ouvrir la ligne. Le numéro de PDL ou PRM à 14 chiffres, qui identifie le point de livraison et se trouve sur l’ancienne facture, sur le compteur Linky ou sur l’état des lieux. L’index du compteur relevé le jour de l’entrée, à photographier systématiquement, car c’est la seule preuve opposable en cas de contestation de la première facture. La date exacte d’emménagement, qui déclenche la facturation. Enfin un RIB, pour le prélèvement mensuel. Ni le fournisseur ni le gestionnaire de réseau n’ont besoin d’autre chose : toute demande supplémentaire de pièces au téléphone doit alerter.
Combien coûte réellement l’ouverture du compteur
L’ouverture du compteur, appelée mise en service, est une prestation du gestionnaire de réseau Enedis, pas du fournisseur. Son prix est identique quel que soit le fournisseur choisi, il figure au catalogue des prestations et il apparaît sur votre première facture avant d’être reversé au distributeur. Autrement dit, aucun fournisseur ne peut vous faire une remise dessus, et aucun ne peut la majorer.
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| Situation | Coût indicatif TTC | Délai |
|---|---|---|
| Compteur Linky communicant | 1,78 € | 24 heures, à distance |
| Compteur ancien, mise en service standard | environ 30 à 32 € | 5 jours ouvrés |
| Compteur ancien, option express | environ 71 à 76 € | 48 heures ouvrées |
| Logement neuf, première mise en service après raccordement | environ 29 € | 10 jours ouvrés |
La différence entre 1,78 € et 76 € ne tient donc pas au fournisseur, mais à votre anticipation et à votre compteur. Un point souvent ignoré mérite d’être signalé : les bénéficiaires du chèque énergie sont exonérés de ces frais de mise en service lors d’un déménagement, à condition d’activer l’attestation de droits jointe au chèque. La campagne 2026 a été envoyée à partir du 1er avril, avec un montant compris entre 48 et 277 € selon le revenu fiscal de référence et la composition du foyer, et il reste possible d’en faire la demande jusqu’au 31 décembre 2026 sur le site officiel.
Le 1er août 2026 renchérit votre première facture
La Commission de régulation de l’énergie a proposé le 16 juillet 2026 une hausse moyenne de 2,5 % TTC des tarifs réglementés de vente d’électricité au 1er août, soit environ 5,98 € TTC par mégawattheure. Le gouvernement a accepté cette proposition. Elle s’explique d’abord par la révision du tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité, en hausse de 3,04 %, et par l’intégration du nouveau mécanisme de capacité destiné à sécuriser l’approvisionnement lors des pointes hivernales. Une baisse de l’accise sur l’électricité, de 30,85 à 30,62 € par mégawattheure, en atténue une partie.
Cette hausse concerne directement les foyers au tarif réglementé, soit environ 20 millions de contrats, mais son effet est plus large : une grande partie des offres de marché sont indexées sur ce tarif, et presque toutes les offres, y compris à prix fixe, répercutent la part réseau. Une offre à prix bloqué ne fige en général que le prix hors taxes de l’énergie, pas l’acheminement ni les taxes. Voici ce que cela représente concrètement sur une année pleine, au tarif réglementé en option Base 6 kVA, abonnement compris.
| Profil de logement | Consommation annuelle | Facture avant le 1er août | Facture après hausse | Écart |
|---|---|---|---|---|
| Studio ou T2 sans chauffage électrique | 2 400 kWh | environ 653 € | environ 670 € | +16 € |
| T3 avec chauffage au gaz ou collectif | 4 000 kWh | environ 964 € | environ 988 € | +24 € |
| Foyer moyen de référence | 5 700 kWh | environ 1 294 € | environ 1 326 € | +32 € |
| Maison tout électrique | 9 000 kWh | environ 1 934 € | environ 1 982 € | +48 € |
Estimations ECOinfos, calculées sur la base du tarif réglementé en vigueur au 29 juillet 2026 (0,1940 €/kWh, abonnement 187,80 € par an en 6 kVA) auquel est appliquée la hausse moyenne annoncée de 2,5 %. La répartition définitive varie selon l’option tarifaire et la puissance souscrite.
La même délibération introduit un changement qui passe inaperçu et qui vaut pourtant de l’argent pour les petits logements : l’option heures pleines / heures creuses devient accessible dès 3 kVA de puissance souscrite, contre 6 kVA jusqu’ici. Un studio équipé d’un ballon d’eau chaude électrique et d’un lave-linge programmable peut désormais y accéder.
Ce que la mention « verte » garantit vraiment dans un contrat
C’est le point que la quasi-totalité des offres se gardent d’expliquer. Une offre d’électricité verte ne fait pas arriver des électrons renouvelables jusqu’à votre prise : le réseau est un pot commun, et l’électricité que vous consommez est strictement identique à celle de votre voisin. Ce qui change, c’est un mécanisme comptable, la garantie d’origine, un certificat électronique émis pour chaque mégawattheure produit à partir d’une source renouvelable, valable douze mois et annulé au moment où il est affecté à votre contrat. C’est la seule preuve légale de traçabilité en France.
Le problème tient à la dissociation autorisée : un fournisseur peut acheter des certificats à un producteur éolien scandinave tout en s’approvisionnant ailleurs. L’ADEME le formule sans détour dans sa documentation sur le sujet, en expliquant que certaines offres se déclarent vertes alors que l’électricité revendue provient d’un producteur utilisant une énergie non renouvelable. C’est ce qui explique un chiffre déconcertant : plus de sept offres sur dix se présentent aujourd’hui comme vertes sur le marché français.
Reste la question qui intéresse votre portefeuille : combien coûte cette étiquette ? Le prix des garanties d’origine françaises s’est effondré après le pic de la crise énergétique, autour de 7,88 €/MWh en août 2022, pour revenir vers 0,20 €/MWh à l’automne 2025, avec un prix de réserve fixé à 0,15 €/MWh lors des enchères organisées par l’État. Les certificats premium adossés à des installations éoliennes ou solaires récentes se négocient plus cher, dans une fourchette de quelques euros par mégawattheure.
Traduisons pour un foyer consommant 4 000 kWh par an, soit 4 MWh. À 0,20 €/MWh, verdir la totalité de sa consommation coûte au fournisseur environ 0,80 € par an. Même avec des certificats haut de gamme à 5 €/MWh, l’addition plafonne autour de 20 € par an. La conclusion est directe : un écart de 80 ou 100 € par an entre deux offres ne s’explique jamais par la couleur de l’électricité. Il s’explique par la marge commerciale, le prix de l’abonnement ou une indexation défavorable. Payer une surprime importante au nom de l’écologie n’a aucune justification technique.
| Type d’offre | Ce qui est garanti | Surcoût réel de la partie verte |
|---|---|---|
| Offre verte standard | Des garanties d’origine achetées séparément, éventuellement à l’étranger | de l’ordre de 1 à 20 € par an pour 4 000 kWh |
| Offre labellisée VertVolt « engagé » | Achat conjoint de l’électricité et des garanties auprès de producteurs français | modéré, variable selon les fournisseurs |
| Offre labellisée VertVolt « très engagé » | Idem, avec au moins un quart d’électricité issue d’installations récentes sans soutien public ou à gouvernance partagée | le plus élevé, car il finance de nouvelles capacités |
Le repère fiable existe : le label VertVolt de l’ADEME, lancé en 2021 et dont le référentiel a été durci dans sa version 4 entrée en vigueur en janvier 2026. Il impose l’achat conjoint de l’électricité et des garanties d’origine auprès de producteurs français. À la mi-2026, une quinzaine d’offres seulement sont labellisées, dont une poignée au niveau « très engagé », sur des dizaines d’offres se présentant comme vertes. La liste officielle est publiée et actualisée par l’agence sur sa page consacrée au label VertVolt, et les données détaillées de chaque offre labellisée sont accessibles sur data.ademe.fr. C’est le seul document à consulter avant de croire un argumentaire commercial.
Le vrai levier sur votre facture n’est pas la couleur de l’électricité
Un emménagement est le meilleur moment pour corriger trois paramètres que la plupart des foyers ne touchent plus jamais ensuite.
- La puissance souscrite. Passer de 9 à 6 kVA quand l’installation le permet fait économiser plusieurs dizaines d’euros d’abonnement par an, sans changer une seule habitude. Avec un compteur Linky, la modification se fait à distance pour quelques euros.
- L’option tarifaire. Les heures creuses ne deviennent intéressantes qu’à partir d’environ 30 % de la consommation déplacée sur les plages concernées. Sans ballon d’eau chaude, sans voiture électrique et sans programmateur, l’option Base reste souvent la meilleure.
- La structure du prix. Une offre affichant un kWh très bas peut être compensée par un abonnement plus élevé. Sur une petite consommation, l’abonnement pèse parfois davantage que le prix du kWh, et l’écart s’inverse sur une maison tout électrique. La comparaison doit toujours se faire sur le budget annuel total, jamais sur le seul prix du kWh.
Un point d’attention pour la rentrée : votre première facture arrivera avec les tarifs postérieurs au 1er août. Si vous emménagez fin juillet, ne calibrez pas votre budget sur les simulateurs consultés en juin.
Emménagement, la période où le démarchage est le plus agressif
Un déménagement laisse des traces : changement d’adresse, souscriptions multiples, données qui circulent. Les nouveaux occupants sont une cible privilégiée du démarchage énergétique, avec un scénario récurrent, celui du faux conseiller technique se présentant au nom du gestionnaire de réseau ou du fournisseur historique pour « mettre à jour le contrat ». Rappel utile : les gestionnaires de réseau ne démarchent jamais et ne vendent aucun contrat.
Le cadre change en profondeur dans quelques jours. Le décret n° 2026-662 du 23 juillet 2026, publié au Journal officiel du 25 juillet, précise les modalités du nouveau régime issu de la loi du 30 juin 2025 : à compter du 11 août 2026, aucun appel commercial ne pourra être passé sans consentement préalable, libre, éclairé et révocable du consommateur. La liste d’opposition Bloctel disparaît, et c’est désormais à l’entreprise de prouver votre accord, conservé pendant au moins trois ans. Le démarchage téléphonique reste par ailleurs totalement interdit pour la rénovation énergétique, l’adaptation du logement à la perte d’autonomie et le compte personnel de formation. Le texte est consultable sur Légifrance.
Cette bascule ne fera pas disparaître les appels frauduleux émis depuis l’étranger ou avec des numéros usurpés. D’où trois réflexes à conserver. Ne communiquez jamais votre numéro de PDL ni votre RIB au téléphone à un interlocuteur que vous n’avez pas sollicité, car ces deux éléments suffisent à enclencher un changement de fournisseur. Souvenez-vous que tout contrat conclu à distance ou hors établissement ouvre un droit de rétractation de 14 jours. Et gardez en tête qu’un contrat d’électricité résidentiel se résilie gratuitement et à tout moment, sans frais ni préavis : aucune offre ne vous enferme.
En cas de litige non résolu avec le service client, le médiateur national de l’énergie peut être saisi gratuitement. Son rapport publié en juin 2026 recense 28 071 litiges reçus en 2025 et 10 475 saisines en médiation, pour un délai moyen de traitement ramené à 86 jours et plus de 10,5 millions d’euros de dédommagements obtenus pour les consommateurs.
Après l’emménagement, les leviers qui pèsent plus lourd qu’un contrat
Changer de contrat fait gagner quelques dizaines d’euros par an, parfois un peu plus. Les leviers structurels jouent dans un tout autre ordre de grandeur, et l’arrivée dans un logement est le moment idéal pour les planifier, avant que les travaux ne deviennent des chantiers subis. Une installation photovoltaïque en autoconsommation modifie durablement l’équation, chaque kilowattheure consommé directement sur place valant aujourd’hui bien plus que le même kilowattheure revendu au réseau. Un diagnostic de performance énergétique lu attentivement oriente les priorités, et les postes de déperdition thermique se traitent dans un ordre précis, isolation avant remplacement du système de chauffage. Enfin, les dispositifs d’aide à la rénovation énergétique évoluent chaque année, avec des conditions de ressources, de performance et d’accompagnement à vérifier avant tout devis.
Questions fréquentes
Le compteur finit par être fermé et une remise en service devient nécessaire, avec des frais et un délai supplémentaires. Occuper un logement en consommant sur le contrat d’un tiers expose par ailleurs à une régularisation.
L’occupant du logement, donc le locataire dans une location classique. Le contrat est nominatif, et c’est le titulaire qui reçoit les factures, mais aussi le chèque énergie si le foyer y est éligible.
Oui. Un contrat souscrit à distance ouvre 14 jours de rétractation, et un contrat d’électricité résidentiel se résilie sans frais à tout moment. Le changement de fournisseur n’entraîne aucune coupure ni aucune intervention technique.
Pas nécessairement. Le coût réel des garanties d’origine se compte en euros par an, pas en dizaines d’euros. Plusieurs offres labellisées se situent au niveau du tarif réglementé, voire en dessous. Un écart important entre deux offres relève d’une politique commerciale, pas de la mention verte.
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Avant, idéalement deux semaines plus tôt, en indiquant la date exacte d’entrée. Avec un compteur communicant, l’ouverture est effective sous 24 heures, mais rien n’oblige à attendre le dernier moment, et les délais s’allongent en juillet et en août.

