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Ce que prévoit l’acte 2 du plan d’électrification
Six mois après le lancement du premier plan d’électrification par le Premier ministre Sébastien Lecornu, essentiellement centré sur les pompes à chaleur et le leasing social, le gouvernement a présenté ce jeudi 15 octobre, à l’occasion du Mondial de l’Auto, un deuxième volet baptisé « Électrifions la France ».
Au total, 17 nouvelles mesures composent cette phase 2, qui s’attaque cette fois à la mobilité électrique dans son ensemble : véhicules légers, utilitaires pour les artisans et PME, transport lourd routier et ferroviaire, et déploiement de bornes de recharge. Le premier volet du plan, présenté en avril dernier, comptait déjà 22 mesures, largement tournées vers les pompes à chaleur. Cette deuxième salve se veut le pendant automobile de cette stratégie, dans un contexte où la facture des carburants continue de peser lourd dans le budget des ménages. Une petite révolution se niche toutefois dans les détails, avec un dispositif spécifiquement pensé pour les voiturettes électriques, cette catégorie de véhicules jusqu’ici traitée à part par les dispositifs d’aide.
Jusqu’à 2 000 € : qui pourrait en profiter ?
Concrètement, cette aide renforcée cible les véhicules de catégorie L7, c’est-à-dire les quadricycles lourds capables d’atteindre 90 km/h, d’embarquer jusqu’à 4 passagers et d’offrir environ 150 km d’autonomie. Contrairement aux voiturettes sans permis classiques, conduisibles dès 14 ans avec le simple BSR, ces modèles plus puissants nécessitent en principe un permis B1, voire un permis B classique. Deux conditions s’ajoutent : le véhicule doit être assemblé en Europe, et il bénéficiera, selon les premières informations, d’un soutien pouvant grimper jusqu’à 2 000 euros, contre 900 euros au mieux par le passé et une simple prime CEE de 200 à 500 euros aujourd’hui selon les modèles.
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Les quadricycles légers (catégorie L6, les vraies voitures sans permis, conduisibles dès 14 ans) ne sont pas oubliés puisqu’ils devraient eux aussi bénéficier d’un coup de pouce revalorisé, sans que le montant exact n’ait encore filtré. Le gouvernement espère, à travers cette seule mesure, favoriser l’adoption d’environ un millier de voiturettes électriques supplémentaires dès l’année prochaine.
Cette distinction de catégorie a toutefois une conséquence inattendue : les deux modèles les plus populaires auprès des Français, la Citroën Ami et la Fiat Topolino, pourraient ne pas être éligibles à la prime de 2 000 euros. Ces deux voiturettes relèvent en effet de la catégorie L6, et sont en plus assemblées hors d’Europe, au Maroc. De quoi redistribuer les cartes sur ce marché encore jeune.
Prix des voiturettes électriques : un marché encore cher pour une catégorie de véhicule
Sur le papier, l’enjeu est de taille pour les ménages intéressés. Les voiturettes L7 affichent aujourd’hui des tarifs qui peuvent vite grimper : chez Aixam, le premier prix électrique démarre autour de 9 999 euros, tandis que chez Ligier, il faut compter environ 14 999 euros pour entrer dans la gamme. Une prime de 2 000 euros représenterait donc, dans le meilleur des cas, une réduction de près de 20 % sur le prix d’achat d’un modèle d’entrée de gamme.
L’objectif affiché par l’exécutif est d’ailleurs de maintenir ces véhicules autour de la barre symbolique des 10 000 euros une fois l’aide déduite, afin de les rendre réellement accessibles à des publics qui n’ont pas forcément besoin, ni envie, d’une citadine classique.
Prenons un exemple concret : pour un modèle Aixam affiché à 9 999 euros, la nouvelle prime de 2 000 euros ferait mécaniquement retomber la facture sous les 8 000 euros, hors éventuelles aides locales ou bonus complémentaires. De quoi changer sérieusement l’équation budgétaire pour un primo-accédant ou un senior en quête d’un véhicule facile à conduire.
Quand et comment en profiter ?
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D’après le calendrier dévoilé par le gouvernement, cette nouvelle prime entrerait en vigueur au 1er janvier 2027, en même temps qu’une aide de 500 euros pour l’installation d’une borne de recharge pilotable à domicile et une aide unique dédiée aux pompes à chaleur. D’autres mesures du plan s’échelonneront ensuite jusqu’au printemps, avec notamment l’ouverture d’une prime allant jusqu’à 1 000 euros pour les ménages qui quittent le chauffage au gaz, attendue d’ici mars 2027. Plusieurs zones d’ombre subsistent toutefois concernant les voiturettes : aucun plafond de ressources n’a pour l’instant été communiqué, et les textes réglementaires précisant les montants exacts par modèle restent à paraître.
Si vous envisagez l’achat d’une voiturette électrique dans les prochains mois, mieux vaut donc patienter avant de signer un bon de commande, le temps que les décrets d’application confirment les contours définitifs de cette aide. Les professionnels du secteur, eux, espèrent que cette mesure permettra de redonner un vrai coup d’accélérateur à une catégorie de véhicules qui peine encore à convaincre au-delà d’un public de niche.

