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Ce qu’est exactement le leasing social PAC
Calqué sur le modèle du leasing social automobile lancé en 2024, ce nouveau dispositif s’adresse aux ménages modestes qui souhaitent remplacer leur chaudière au gaz ou au fioul par une pompe à chaleur air-eau, sans avoir à financer l’intégralité du projet en une seule fois. Une pompe à chaleur représente en effet un investissement compris entre 10 000 et 15 000 euros selon les configurations, un montant souvent rédhibitoire pour les foyers aux revenus les plus faibles, même après déduction des aides publiques.
Le principe est simple : un opérateur agréé par l’État prend en charge l’installation complète de la pompe à chaleur. Le ménage rembourse ensuite le coût de l’équipement et de la maintenance sur 36 mois, via des mensualités calibrées pour rester inférieures ou égales à l’ancienne facture de chauffage. Autrement dit, la promesse du gouvernement est claire : se chauffer mieux sans payer plus, dès la première mensualité.
L’objectif affiché est d’équiper 25 000 foyers d’ici 2028, dans le cadre du plan d’électrification des usages présenté par le Premier ministre Sébastien Lecornu en avril 2026, qui vise à réduire la dépendance nationale aux énergies fossiles.
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Trois candidats en lice, une décision demain
Trois acteurs se sont officiellement positionnés pour répondre à l’appel à projets lancé par le gouvernement le 16 juillet 2026. IZI by EDF, la filiale travaux du géant de l’énergie, capitalise sur sa force de frappe nationale et son réseau d’artisans. Octopus Energy, énergéticien britannique bien implanté en France depuis 2020, mise sur son modèle digital et sa réactivité. Effy, spécialiste de la rénovation énergétique, s’appuie quant à lui sur son expertise dans l’accompagnement des particuliers et la maîtrise des aides publiques.
Ces trois candidats partagent une obligation commune imposée par le cahier des charges : proposer une offre packagée couvrant l’audit énergétique initial, la fourniture et la pose de la pompe à chaleur, ainsi que la maintenance pendant toute la durée du contrat. Les offres retenues seront mises en avant sur le site officiel du ministère de la Transition écologique, garantissant une visibilité auprès des ménages éligibles.
Un exemple concret : un ménage modeste chauffant une maison de 90 m² avec une vieille chaudière à gaz paie en moyenne 150 à 200 euros par mois de chauffage en hiver. Avec le leasing social, la mensualité combinant remboursement et facture électrique de la pompe à chaleur devrait rester en deçà de cette somme, selon les engagements des candidats.
Ce que vous pouvez faire dès maintenant
Si vous êtes locataire ou propriétaire occupant avec des revenus modestes et que vous chauffez encore au gaz ou au fioul, ce dispositif mérite toute votre attention. Voici les points essentiels à retenir avant que les lauréats soient officiellement désignés demain.
Les conditions d’éligibilité s’adressent prioritairement aux ménages aux revenus les plus bas, ceux qui ne peuvent pas financer une pompe à chaleur d’un seul tenant, même en mobilisant MaPrimeRénov’. Le logement concerné doit être chauffé au gaz ou au fioul, et disposer d’une surface et d’une configuration compatibles avec une pompe à chaleur air-eau. Les maisons individuelles sont les premières visées, les appartements en copropriété présentant des contraintes techniques spécifiques.
À noter également : depuis le 1er septembre 2026, MaPrimeRénov’ est désormais réservée aux pompes à chaleur dans le cadre des rénovations d’ampleur, et la prime Coup de pouce Chauffage est conditionnée à un critère de préférence européenne pour les modèles agréés. Ces deux évolutions renforcent l’intérêt du leasing social, qui intègre ces démarches administratives dans son offre clé en main.
Un lancement au 1er octobre, avant la saison de chauffe
Le calendrier est particulièrement bien pensé. Les lauréats désignés demain devront être opérationnels pour recevoir les premières commandes dès le 1er octobre 2026, soit avant le démarrage de la saison de chauffe 2026-2027. Pour des foyers qui redoutent une facture de gaz ou de fioul encore plus lourde cet hiver, la fenêtre d’action est étroite mais réelle.
D’autres vagues de lauréats sont prévues en janvier, puis en mai, pour enrichir progressivement la gamme d’offres disponibles et élargir l’accès au dispositif. Le gouvernement ne ferme pas non plus la porte à de nouveaux candidats opérateurs pour ces prochaines sessions.
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Ce leasing social s’inscrit dans une dynamique plus large : l’interdiction des chaudières à gaz dans les bâtiments neufs entre en vigueur au 1er janvier 2027, et l’objectif national reste d’installer un million de pompes à chaleur par an d’ici 2030. Pour les ménages modestes restés à l’écart de la transition thermique faute de moyens, ce dispositif représente une opportunité concrète de sortir du gaz avant que la pression réglementaire et tarifaire ne s’accentue davantage.

