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Vous envisagez d’installer une pompe à chaleur cet automne ou cet hiver ? Ce que vous ne savez peut-être pas, c’est qu’une règle change dans exactement treize jours. Et cette règle peut amputer votre prime de plusieurs milliers d’euros si vous ne signez pas votre devis avant le 31 août. Pas de panique : il est encore tout à fait possible d’agir à temps.
La bonification « Coup de pouce Chauffage » : de quoi parle-t-on exactement ?
Quand on parle de prime pour une pompe à chaleur, on pense souvent en premier lieu à MaPrimeRénov’. Mais il existe une deuxième aide, distincte, qui peut peser encore plus lourd sur le montant final : la prime CEE, ou prime Coup de pouce Chauffage, versée par les fournisseurs d’énergie dans le cadre du dispositif des Certificats d’Économies d’Énergie.
Ce qui rend cette prime particulièrement attractive, c’est son mécanisme de bonification. Lorsque votre pompe à chaleur vient remplacer une ancienne chaudière au fioul, au gaz ou au charbon dans votre résidence principale, le montant de base de la prime est multiplié par cinq. Concrètement, pour une pompe à chaleur air/eau installée dans une maison de taille moyenne, cette bonification peut représenter entre 3 500 et 5 500 euros selon votre zone climatique et votre niveau de revenus. Une somme qui change radicalement l’équation financière de votre projet.
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Prenons un exemple concret : un foyer aux revenus intermédiaires, situé en zone climatique H1, remplace sa chaudière fioul par une PAC air/eau. Sans bonification, la prime CEE de base représente quelques centaines d’euros. Avec la bonification Coup de pouce, ce même foyer peut percevoir plus de 3 700 euros de prime CEE, cumulable avec MaPrimeRénov’.
Ce qui bascule le 1er septembre : seuls les modèles agréés y auront encore droit
Depuis le 1er juillet 2026, une liste officielle des pompes à chaleur agréées par l’État est disponible sur la plateforme de l’ADEME. Ces agréments ont été délivrés aux modèles répondant à deux critères cumulatifs : disposer d’une certification qualité reconnue au niveau européen, et avoir leur circuit frigorifique assemblé dans l’Espace économique européen.
À partir du 1er septembre, la bonification x5 ne sera plus accessible que pour les modèles figurant sur cette liste. Les équipements entièrement assemblés hors d’Europe, en Asie notamment, en seront exclus, sauf si leur fabricant a engagé un plan d’investissement industriel en Europe dans le cadre d’un régime transitoire prévu par les textes.
Plusieurs grandes marques sont bien présentes sur la liste agréée : Daikin, Atlantic, Viessmann, De Dietrich, Mitsubishi Electric ou encore Bosch Thermotechnology y figurent. D’autres marques très présentes sur le marché, comme Samsung, Haier ou Gree, ne font pas partie des modèles agréés à ce stade. Si votre installateur vous propose l’un de ces modèles non agréés après le 1er septembre, vous ne pourrez plus prétendre à la bonification Coup de pouce.
Combien pouvez-vous perdre si vous attendez ?
La règle est simple et elle mérite d’être connue : c’est la date de signature de votre devis qui fait foi, pas la date d’installation. Si vous signez avant le 31 août, les conditions actuelles s’appliquent intégralement, sans condition d’agrément, quelle que soit la date à laquelle les travaux seront effectivement réalisés.
En revanche, si vous signez à partir du 1er septembre avec un modèle non agréé, vous percevrez uniquement le forfait CEE de base, sans le coefficient multiplicateur. L’écart peut représenter entre 2 000 et 4 500 euros de prime en moins selon votre situation. Pour un ménage modeste remplaçant une chaudière fioul, la perte peut même dépasser ce seuil. Ce n’est pas une nuance : c’est une différence qui change le calcul de rentabilité de votre installation sur plusieurs années.
Il est important de préciser que MaPrimeRénov’ n’est pas concernée par ce dispositif d’agrément. Ses montants, pouvant aller jusqu’à 5 000 euros pour une PAC air/eau chez les foyers très modestes, ou jusqu’à 11 000 euros pour une PAC géothermique, restent inchangés quelle que soit la date de signature.
Ce que vous devez faire avant le 31 août
La première chose à faire est de contacter un installateur certifié RGE dès cette semaine. Le calendrier est serré, mais treize jours suffisent largement pour obtenir un devis et le signer. Rappelez-vous : c’est la date de signature du bon de commande qui compte, pas le début des travaux. Votre installation peut très bien être planifiée pour septembre ou octobre.
Demandez ensuite à votre installateur de vérifier la présence du modèle proposé sur la liste consultable sur bonus-pac.ademe.fr, et de faire mentionner le numéro d’agrément sur le devis si applicable. Si le modèle n’est pas agréé mais que vous signez avant le 31 août, vous êtes de toute façon couvert par les règles actuelles.
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Enfin, pensez à déposer votre demande de prime CEE avant la signature du devis : c’est une condition impérative du dispositif. L’ordre des étapes est donc le suivant : simulation de prime, dépôt de la demande CEE, puis signature du devis. Votre installateur peut généralement vous accompagner dans cette démarche.
La fenêtre est étroite, mais elle est encore ouverte. Dans les prochaines semaines, les projets déposés après le 1er septembre seront soumis aux nouvelles règles, et certains ménages risquent de réaliser trop tard qu’ils ont laissé passer une prime conséquente. L’énergie renouvelable mérite d’être soutenue correctement, et les aides existent pour ça : encore faut-il les saisir au bon moment.

