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Résumé :
- Progression du solaire : Un tiers des 74 nations du CVF affiche un taux de solaire dans son mix électrique supérieur à celui des États-Unis (environ 7 %).
- Dynamique économique : La diminution du coût des équipements renouvelables coïncide avec leur développement dans de nombreuses zones géographiques du forum.
- Réduction de la dépendance : Le cas de la Centrafrique montre qu’un parc solaire soutenu par la Banque mondiale a permis de réduire de 90 % le recours au diesel pour la production électrique.
- Accès à l’énergie : Au Mozambique, le projet ProEnergia a raccordé 514 000 foyers, bénéficiant à environ 2,6 millions de personnes.
- Mobilité électrique : En Éthiopie, les voitures électriques représentent désormais au moins 6 % du parc automobile, contre moins de 1 % il y a à peine deux ans.
La transition énergétique concerne aujourd’hui une grande diversité de territoires, dont les 74 entités du Climate Vulnerable Forum. Ce groupement rassemble 1,7 milliard de personnes et inclut environ 500 millions d’habitants sans accès à l’électricité.
Dans ces contextes, les technologies renouvelables apparaissent souvent comme un recours face à l’absence de réseaux de distribution ou pour limiter l’usage des combustibles fossiles. Huit personnes sur dix privées d’électricité vivent dans des régions isolées ou fragiles ; les solutions décentralisées y trouvent une application directe, d’après les analyses de la Banque mondiale.
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La montée en puissance du solaire photovoltaïque
Pour de nombreux pays, le solaire permet de mobiliser une ressource locale. Un rapport d’Ember publié en avril 2026 indique qu’un tiers des membres du CVF ont déjà dépassé les États-Unis en proportion de solaire dans leur production électrique (seuil d’environ 7 %).
La Namibie illustre cette tendance avec un taux de 35 % en 2024. Par ailleurs, une dizaine de nations du groupe présentent un niveau d’électrification de leur consommation finale d’énergie supérieur à celui des États-Unis (environ 20 %).
Les statistiques officielles pourraient toutefois ne pas refléter l’ampleur totale du phénomène. Ember souligne que dans 80 % des territoires du CVF, les importations cumulées de panneaux solaires depuis 2017 sont au moins trois fois supérieures à la capacité installée déclarée. Cette dynamique est visible en Centrafrique : l’installation d’un parc solaire avec l’appui de la Banque mondiale y a remplacé une part importante de la génération thermique, réduisant la dépendance au diesel de 90 %.
Mini-réseaux et solutions décentralisées
Face à l’absence de réseaux de transport d’électricité étendus, des modèles de production locaux sont privilégiés. La Banque mondiale estime que 675 millions de personnes vivent sans électricité dans le monde, auxquelles s’ajoutent 450 millions d’individus disposant d’une alimentation non fiable.
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) précise que l’atteinte d’un accès universel repose sur une combinaison de réseaux nationaux, de mini-réseaux et de systèmes autonomes. Le projet ProEnergia, au Mozambique, témoigne de cette approche : il a permis de raccorder 514 000 foyers, bénéficiant à environ 2,6 millions de personnes. Cette initiative correspond à l’accès à l’électricité pour environ 12,5 % de la population qui en était auparavant privée.
L’émergence de la mobilité électrique
Le secteur des transports connaît également des évolutions notables. L’Éthiopie voit désormais les véhicules électriques compter pour au moins 6 % de son parc automobile, alors que ce chiffre était inférieur à 1 % il y a à peine deux ans.
Le Vietnam suit une trajectoire comparable avec 250 000 deux-roues électriques vendus au cours de l’année 2024. Dans ce pays, l’électricité représente désormais 30 % de la consommation d’énergie totale. Ces données indiquent une diffusion des alternatives électriques tant pour le transport individuel que pour les flottes de véhicules légers.
Les enjeux du financement et de l’investissement
Si les énergies vertes sont devenues plus accessibles, l’investissement initial demeure un facteur déterminant. L’AIE souligne que le déploiement de ces équipements, associé à l’efficacité énergétique, peut améliorer l’accessibilité économique de l’énergie sur le long terme.
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Les projections de l’agence indiquent que l’investissement dans ces systèmes pourrait réduire les coûts d’exploitation du système énergétique mondial de plus de moitié sur la prochaine décennie par rapport aux trajectoires actuelles. Néanmoins, l’accès au capital reste identifié par les institutions internationales comme l’une des barrières majeures au développement des infrastructures et des capacités énergétiques.
Les membres du CVF participent à la transition énergétique mondiale à travers des trajectoires spécifiques. Des facteurs tels que le coût des importations fossiles et les besoins de raccordement favorisent l’adoption de solutions renouvelables. Ces évolutions montrent que les énergies vertes sont désormais intégrées aux réflexions énergétiques de ces nations pour répondre à leurs enjeux de développement.

