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Résumé :
- Un volume défini : 800 mégawatts (MW) de projets sont appelés pour cette période.
- Le calendrier : Les dossiers de candidature doivent être déposés entre le 11 et le 21 mai.
- Cap 2028 : La France vise une puissance totale installée comprise entre 33,2 et 34,7 GW.
- Performance : Les turbines installées affichent généralement des puissances de 2 à 4,5 MW.
- Processus : Un dispositif qui permet de retenir les projets conformes au cahier des charges de la CRE.
La France détient le deuxième gisement éolien d’Europe, une ressource mobilisée pour répondre aux objectifs de la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte. Pour tendre vers ces cibles, le développement de la filière s’appuie sur des appels d’offres réguliers destinés à la mise en service de nouvelles installations terrestres.
800 MW de projets appelés : la fenêtre de mai
L’ouverture de la onzième période de l’appel d’offres marque une phase clé pour les opérateurs du secteur. Les développeurs disposent d’une dizaine de jours, du 11 au 21 mai, pour soumettre leurs dossiers pour un volume total de 800 MW. Selon les orientations actuelles, une autre session pourrait suivre d’ici début 2027, avec un volume restant à déterminer.
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Ce dispositif permet à la Commission de régulation de l’énergie (CRE) d’analyser les candidatures selon un cahier des charges précis. Ce suivi prévoit que les parcs retenus présentent une viabilité économique, notamment via le mécanisme du complément de rémunération, et répondent aux exigences techniques de raccordement au réseau électrique.
Des turbines dimensionnées pour les besoins du territoire
Sur le terrain, les parcs éoliens s’appuient sur des technologies éprouvées. Une éolienne terrestre est une unité de production dont les caractéristiques sont aujourd’hui standardisées pour optimiser la capture du vent :
- Puissance unitaire : En France, la majorité des installations récentes développent entre 2 et 4,5 MW.
- Dimensions : Les rotors varient entre 75 et 150 mètres de diamètre pour une hauteur totale pouvant atteindre 200 mètres.
- Équivalence de production : À titre d’exemple, une éolienne de 2 MW produit suffisamment d’électricité pour couvrir les besoins annuels de plus de 800 ménages.
Ces capacités techniques s’inscrivent dans les trajectoires fixées par les pouvoirs publics. L’objectif est de porter la puissance installée à près de 35 GW d’ici 2028, ce qui représente une croissance d’environ 30 % par rapport aux capacités actuelles.
Un développement encadré et local
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Loin d’un déploiement isolé, les projets s’intègrent dans un environnement réglementaire s’appuyant sur les piliers de l’urbanisme et de la protection de la nature. Le « codéveloppement » est une modalité où les collectivités locales et les groupements de citoyens peuvent participer à la genèse des parcs aux côtés des développeurs privés.
Chaque installation autorisée doit répondre à des étapes de réalisation précises, visant sa conformité avec les enjeux territoriaux. En produisant une énergie décarbonée localement, ces parcs participent à l’offre électrique des territoires et génèrent des retombées économiques, notamment fiscales, pour les communes et intercommunalités. Ce socle assure la stabilité nécessaire à l’évolution du mix électrique français pour les années à venir.

