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Dans un entrepôt ou sur un site industriel, les chariots élévateurs ne s’arrêtent pas à la simple question du déplacement des marchandises. Leur alimentation a aussi son importance. Passer du thermique à l’électrique change les habitudes de recharge et, dans certains cas, la façon dont le site gère sa consommation d’énergie.
Le sujet ne s’arrête donc pas au choix du chariot. Les besoins de l’activité, les installations disponibles et l’origine de l’électricité comptent aussi.
Pourquoi électrifier les équipements de manutention
Palettes à déplacer, lignes de production à approvisionner, stocks à organiser : les chariots élévateurs font partie du quotidien des entrepôts et des sites industriels. Lorsqu’ils fonctionnent encore au thermique, leur passage à l’électrique permet de se passer de carburant pour ces opérations.
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Le mouvement dépasse d’ailleurs largement la manutention. Pour l’ADEME, l’électrification fait partie des pistes permettant à l’industrie de réduire sa dépendance aux énergies fossiles, au même titre que la sobriété et l’efficacité énergétiques. L’électrification des procédés industriels figure ainsi parmi les leviers étudiés pour décarboner les activités.
Reste à choisir l’équipement adapté. Un entrepôt dans lequel les chariots circulent toute la journée n’aura pas les mêmes contraintes qu’un site où leur utilisation reste ponctuelle. Les distances et les conditions de travail entrent aussi en ligne de compte.
Comment choisir un chariot électrique selon ses besoins ?
Tous les chariots ne répondent pas aux mêmes contraintes. Le choix dépend du poids des charges, de la fréquence des déplacements, des distances à parcourir et de l’environnement dans lequel l’engin sera utilisé.
Dans un entrepôt, la fréquence des déplacements et les distances parcourues influencent directement le choix du chariot. Il faut aussi regarder les caractéristiques du site : nature des sols, espaces de circulation, température ou contraintes liées à la production.
Le remplacement d’un engin thermique par un modèle électrique n’est toutefois pas pertinent dans toutes les situations. Selon l’activité, certains usages s’y prêtent davantage que d’autres. Les chariots élévateurs électriques peuvent alors être intégrés progressivement à une flotte existante, en fonction des besoins et des installations disponibles.
Batterie et recharge : le vrai sujet énergétique
Passer à l’électrique ne consiste pas seulement à changer de chariot. Il faut aussi pouvoir recharger les batteries au bon moment, sans perturber le fonctionnement de l’entrepôt ou du site industriel.
Plusieurs éléments entrent alors en ligne de compte :
- Le rythme d’utilisation : un chariot qui travaille toute la journée n’aura pas les mêmes besoins qu’un équipement utilisé ponctuellement.
- Les temps de recharge disponibles : les périodes d’arrêt, les changements d’équipe ou les plages de moindre activité peuvent faciliter l’organisation des recharges.
- L’infrastructure électrique : avant d’installer plusieurs points de recharge, il faut vérifier que le site dispose de la puissance nécessaire et prévoir des emplacements adaptés.
- La gestion des batteries : leur état, leur entretien et le suivi des cycles de charge participent à la disponibilité des équipements.
Avec plusieurs chariots en circulation, la question se pose vite : quand les recharger ? Si tous les engins sont branchés au même moment, la consommation du site augmente mécaniquement sur cette plage. Mieux vaut, lorsque l’organisation le permet, répartir les recharges selon les périodes d’activité.
Par ailleurs, les conditions de recharge et de stockage doivent également être adaptées à la technologie de batterie utilisée. Pour les batteries lithium-ion notamment, l’INRS recommande de prendre en compte les risques liés à leur manipulation, leur charge et leur stockage.
C’est cette organisation qui permet de tirer pleinement parti de l’électrification, plutôt que de considérer la batterie comme un simple remplacement du réservoir de carburant.
Quelle place pour l’électricité renouvelable ?
Un chariot électrique fonctionne avec de l’électricité. Mais cette électricité ne vient pas nécessairement d’une source renouvelable. Son origine reste donc un élément à considérer lorsqu’une entreprise évalue l’impact environnemental de sa flotte.
Sur un site équipé de panneaux photovoltaïques, une partie de cette production peut servir à recharger les chariots, selon les horaires et les besoins. La manutention entre alors dans une réflexion plus large autour de la consommation et du pilotage de la demande électrique.
Une transition énergétique qui dépasse le seul chariot
Passer les chariots élévateurs à l’électrique ne transforme pas à lui seul la consommation d’un site. Il faut aussi regarder comment les engins travaillent, quand ils sont rechargés et quelle électricité les alimente.
Pour une entreprise, l’électrification peut donc se faire progressivement, en commençant par les usages qui s’y prêtent le mieux. Et parfois, le changement est moins spectaculaire qu’il n’y paraît : un nouveau chariot, de nouveaux points de recharge, une autre organisation des horaires.
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C’est cette combinaison entre matériel, fonctionnement du site et gestion de l’énergie qui peut contribuer à réduire progressivement la place des carburants fossiles dans la manutention.

