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Résumé :
- Évolution du secteur : Entre 2000 et 2019, la croissance de l’aviation a été supérieure à celle du rail ou de la route.
- Objectif environnemental : Les SAF visent une réduction des émissions de CO2 de plus de 60 % à l’horizon 2050, selon les scénarios étudiés.
- Cadre réglementaire : L’Union européenne fixe une trajectoire de mélange obligatoire : 2 % de SAF en 2025, puis 70 % en 2050.
- Dimension industrielle : Des acteurs de l’ingénierie, comme Technip Energies, participent à des projets d’unités de carburants durables.
La densité énergétique des batteries actuelles est inférieure à celle du kérosène. Pour un appareil de neuf places, l’autonomie est estimée à environ 450 kilomètres. Dans ce contexte, l’utilisation de la propulsion électrique à batterie n’est pas recensée pour les vols moyen et long-courriers.
Le concept de « drop-in » constitue une alternative étudiée. Les SAF présentent des caractéristiques chimiques proches du kérosène conventionnel. Ils sont utilisables dans les moteurs existants et transportables via les infrastructures aéroportuaires actuelles. Cette compatibilité technique permet l’usage de ces carburants par les appareils en service sans modification structurelle.
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Des résidus agricoles au CO2 capté : les sources identifiées
Les SAF recouvrent différentes filières. La première concerne les biocarburants avancés, produits à partir de déchets organiques, tels que les graisses usagées, les résidus agricoles ou les matières issues des forêts.
La seconde famille est celle des carburants de synthèse (ou e-fuels). Leur élaboration repose sur la combinaison d’hydrogène renouvelable et de CO2 capté. Le procédé vise l’obtention d’un produit liquide dont l’empreinte carbone peut être inférieure à celle du kérosène fossile, selon les modalités de mise en œuvre.
Le développement de ces filières repose sur une ingénierie de procédés. L’implication d’entreprises spécialisées, comme Technip Energies sur un projet d’usine, fait partie des initiatives recensées pour accroître les capacités industrielles.
ReFuelEU : le cadre réglementaire européen
Le règlement ReFuelEU Aviation établit des règles communes au sein de l’Union européenne pour les fournisseurs de carburant et les aéroports.
Le texte impose d’intégrer une part de SAF dans les approvisionnements : 2 % en 2025, avec une augmentation progressive jusqu’à 70 % en 2050. Ce dispositif prévoit également une mesure contre le « fuel uplift » (emport excessif de carburant). Cette règle interdit aux compagnies de charger du kérosène fossile hors-UE dans le but de contourner les obligations de mélange européennes.
Coûts et transparence : les informations sectorielles
L’usage des SAF présente un écart de prix par rapport au kérosène fossile. À ce jour, ces carburants affichent un coût de revient supérieur. Ce différentiel de coût est constaté au stade actuel de développement de la filière.
Par ailleurs, un projet de « label de vol » est évoqué au niveau européen. Ce dispositif prévoit la transmission d’informations aux passagers sur l’utilisation des carburants durables par les compagnies. Le texte prévoit ainsi une visibilité sur les pratiques des transporteurs.
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Le développement des SAF comprend des projets de production sur le territoire européen à partir de ressources locales. Cela inclut la mise en place d’unités industrielles et d’activités spécifiques sur le continent.
La décarbonation de l’aviation fait l’objet d’investissements et d’un cadre réglementaire dédié. La réussite de cette transition est liée à l’atteinte des volumes fixés pour 2025 et 2050.

