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Résumé :
- Résilience : 66 % des installateurs interrogés prévoient de stabiliser leurs effectifs en 2026.
- Cadre S21 : L’arrêté de mars 2025 clarifie le périmètre entre les installations de moins de 100 kW et la tranche 100–500 kW.
- Prudence : La situation économique incite à vérifier l’ancienneté, les assurances et le label RGE de son prestataire avant toute signature.
En 2025, la demande pour l’autoconsommation reste présente, mais une partie des très petites entreprises (TPE) du secteur fait état de tensions économiques. Ce constat, issu d’une enquête menée par Enerplan et Observ’ER entre le 6 novembre et le 3 décembre 2025 auprès de 351 installateurs, montre un secteur en mutation. Plus qu’un signal d’alarme, il s’agit d’une phase de consolidation qui invite les particuliers à une vigilance constructive lors du choix de leur partenaire photovoltaïque.
État des lieux : ce que dit l’enquête de terrain (T4 2025)
Le solaire résidentiel repose majoritairement sur des structures de proximité : 63 % des répondants emploient entre 1 et 4 salariés. Interrogés sur leur état de santé global, ces professionnels attribuent une note moyenne de 2,7/5, traduisant une fragilité économique perçue.
Sur le plan de l’emploi, le panel a enregistré une baisse de 5,8 % de ses effectifs en un an (passant de 3 070 à 2 891 emplois). Cette érosion est plus marquée chez les entreprises de 1 à 4 personnes (-17 %). Toutefois, l’horizon 2026 suggère une recherche de stabilité : 66 % des sociétés envisagent de maintenir leurs équipes, tandis que 12 % prévoient de recruter. Pour les structures mono-personnelles, 80 % misent sur la continuité de leur activité.
Le cadre réglementaire « S21 » : quelles évolutions ?
Le secteur s’adapte à l’arrêté du 26 mars 2025, qui modifie l’arrêté tarifaire du 6 octobre 2021 (dit « S21« ). Ce texte actualise le cadre : il distingue désormais clairement les projets de moins de 100 kW et la tranche 100–500 kW, qui bascule vers des mécanismes de mise en concurrence.
Ce dispositif peut permettre aux particuliers de bénéficier d’un tarif d’achat ou d’une prime à l’autoconsommation, selon la puissance de l’installation et l’éligibilité du dossier. Il est important de noter que les tarifs et primes varient chaque trimestre en fonction de la date de dépôt de la demande complète de raccordement (DCR). Cette réglementation tend à favoriser les acteurs structurés sur le plan administratif, capables de naviguer avec précision dans cet environnement normatif.
Sécuriser son installation : les bonnes pratiques
Dans un contexte où la continuité de service est un facteur clé pour la maintenance, la sélection du professionnel doit s’appuyer sur des critères vérifiables :
- Vérifier l’ancrage et l’ancienneté : Privilégier des entreprises disposant de références locales et d’un historique d’activité de plusieurs années.
- Exiger les attestations d’assurance : Assurez-vous que l’installateur possède une assurance responsabilité civileet une garantie décennale à jour, couvrant spécifiquement la pose de panneaux photovoltaïques.
- Le label RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) : Il est indispensable pour l’éligibilité aux aides d’État. Ce label constitue un repère de conformité aux exigences publiques et au référentiel de compétences en vigueur.
- Analyser la transparence du devis : Un professionnel rigoureux détaille les garanties matérielles (variables selon les fabricants) et s’appuie sur des données de production réalistes.
Indicateurs : une dynamique sous observation
Malgré les difficultés de certaines structures, les outils publics témoignent de la montée en puissance de la filière. Les bilans publiés par la Commission de Régulation de l’Énergie (CRE) recensent chaque trimestre les demandes de raccordement et les mises en service.
Selon l’Open Data de la CRE, ces rapports détaillent la répartition du marché par tranches de puissance, notamment pour les installations inférieures ou égales à 9 kWc. Ces publications trimestriels donnent une lecture régulière du niveau d’activité, sans préjuger des tendances à court terme. Le solaire demeure ainsi un pilier de la transition énergétique, porté par une exigence de qualité croissante de la part des installateurs et des usagers.
Sources :
- Synthèse Enerplan / Observ’ER (décembre 2025)
- Arrêté du 26 mars 2025 (Legifrance)
- Commission de Régulation de l’Énergie (CRE), Open Data – Bilan des arrêtés tarifaires

