Versailles : le chauffage urbain passera majoritairement à la géothermie d’ici 2030

D’après les informations publiées par Actu.fr, la ville de Versailles prévoit que son réseau de chaleur sera issu majoritairement de la géothermie d’ici moins de dix ans. Ce projet de 107 millions d’euros vise à substituer le gaz par une énergie locale et renouvelable, avec une baisse tarifaire négociée pour les abonnés.

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Résumé : 

  • Objectif : Conversion du mix énergétique vers une chaleur majoritairement issue de la géothermie, selon Actu.fr.
  • Acteurs : Ville de Versailles et Engie, via sa filiale Verseo (délégation jusqu’en 2058).
  • Technologie : Doublet de géothermie profonde (couche du Dogger à 1 500 m).
  • Calendrier : Forage test en 2028, mise en service prévue fin 2030, d’après Actu.fr.
  • Financement : 107 M€ d’investissement portés par le délégataire privé.
  • Tarification : Baisse de 13 % négociée par rapport au tarif actuel du réseau, selon Actu.fr.

La Ville de Versailles a validé la mise en place d’une délégation de service public (DSP) pour transformer son réseau de chaleur urbain. Actuellement alimenté par des chaudières à gaz, le système doit basculer vers la géothermie profonde. La municipalité présente ce projet, rapporté par Actu.fr, comme une étape de sa politique de transition énergétique afin de réduire la dépendance aux énergies fossiles.

Un calendrier technique en trois étapes : du forage à la mise en service

Le calendrier du déploiement industriel est jalonné par des étapes de validation technique précises.

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2028 : Forage exploratoire au Dogger D’après Actu.fr, Engie prévoit de réaliser un premier forage en 2028 sur le site de Verseo pour atteindre la couche géologique du Dogger, à 1 500 mètres de profondeur. La poursuite de l’opération dépendra de la qualité de la nappe (épaisseur, porosité, absence de faille). Si ces critères ne sont pas réunis, le projet pourrait être abandonné selon la source, qui précise que cet arrêt se ferait sans conséquence opérationnelle ou financière pour les abonnés.

2029 : Validation des données du sous-sol L’année 2029 marquera la phase de validation des données géologiques. Ce jalon conditionne, selon le calendrier prévu, le début de la construction des installations de surface. Le projet prévoit l’utilisation de deux doublets pour la production de chaleur.

2030 : Mise en service industrielle L’échéance mentionnée par Actu.fr fixe la mise en service à la fin de l’année 2030. L’installation comprendra des pompes à chaleur, des échangeurs et une chaudière de secours. Le réseau fonctionnera en basse pression, ce qui permet, selon la source, de desservir aussi bien le bâti ancien que les nouvelles constructions.

Gouvernance et cadre financier de l’opération

La gestion complète du réseau (production, transport, facturation) est confiée à Engie via Verseo jusqu’en 2058.

L’investissement total de 107 millions d’euros est financé par le délégataire. Ce budget couvre le forage, la centrale et l’extension des canalisations. Actu.fr indique par ailleurs qu’un fonds de performance énergétique d’un million d’euros est prévu pour accompagner les copropriétés raccordées qui pourraient rencontrer des difficultés techniques à s’adapter au nouveau régime thermique (le nombre d’usagers n’est pas précisé dans la source).

Enjeux de transition et impact sur les tarifs

La ville présente la géothermie comme un levier de souveraineté énergétique locale, selon Actu.fr. Le système de « doublet » permet de récupérer la chaleur naturelle de l’eau du sous-sol avant de la réinjecter dans sa nappe d’origine. Actu.fr précise que cette ressource est déjà exploitée par d’autres réseaux de chaleur en Île-de-France.

Sur le plan économique, la municipalité a négocié une baisse de tarif de 13 % par rapport au tarif actuel du réseau. Toujours d’après Actu.fr, le tarif restera maintenu fixe pour les abonnés jusqu’à la mise en route effective de la géothermie fin 2030. Le maire de Versailles, François de Mazières, qualifie ce projet de « stratégique » car il doit permettre d’obtenir des garanties en termes de chauffage (les volumes de réduction de CO₂ ne sont pas précisés dans la source).

Défis logistiques et travaux de voirie

L’ambition de la ville repose sur une extension physique du réseau, qui doit passer de 22 à 35 kilomètres.

Extension du raccordement Le réseau existant, qui alimente déjà le Château, l’Armée et certaines collectivités, s’ouvrira à de nouvelles copropriétés sur la base du volontariat. Le quartier de Satory Ouest et la copropriété Grand Siècle sont notamment cités par la source comme zones de raccordement potentielles.

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Gestion de la voirie Selon les propos du maire rapportés par Actu.fr, les travaux de voirie constitueront la « seule difficulté » du projet. L’extension et le renouvellement partiel des canalisations nécessiteront des chantiers importants. Pour limiter l’impact, la planification prévoit, selon Actu.fr, des interventions durant les périodes de vacances scolaires.

Le projet versaillais illustre les enjeux de la transition énergétique en milieu urbain dense. L’objectif affiché est de substituer le gaz par une ressource locale avec une baisse annoncée de 13 % et un tarif maintenu fixe jusqu’à la mise en route, selon Actu.fr. La réussite complète de l’opération dépendra de la validation technique du forage en 2028 et de l’adaptation des bâtiments anciens au nouveau régime de température du réseau.Source : Actu.fr


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