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Résumé :
- Lancement officiel : Mission annoncée le 3 décembre 2025 par les services du Premier ministre.
- Périmètre : Énergies renouvelables (EnR) électriques, stockage et flexibilités.
- Objectif : Proposer un modèle de soutien plus efficace et mieux partagé entre acteurs publics et privés.
- Pilotes : Travaux dirigés par Jean-Bernard Lévy et Thierry Tuot.
- Calendrier : Conclusions opérationnelles attendues dans un délai de trois mois.
Le Premier ministre a confié, le 3 décembre 2025, une mission à Jean-Bernard Lévy, président du Conseil français de l’énergie, et Thierry Tuot, conseiller d’État. Ce mandat concerne l’optimisation des dispositifs de soutien public aux énergies renouvelables électriques ainsi qu’aux solutions de stockage et de flexibilité. Les deux experts disposent d’un délai de trois mois pour rendre leurs conclusions, ce qui place l’échéance à début mars 2026.
Moderniser le soutien public face à la maturité des filières
Les filières éolienne et solaire bénéficient de dispositifs de soutien financés par le budget de l’État. Selon le communiqué officiel de Matignon (info.gouv.fr), ces mécanismes ont été « conçus pour accompagner leur déploiement ». Ils représentent aujourd’hui un « engagement financier majeur pour la puissance publique ».
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Le gouvernement précise que l’évolution régulière de ces aides est « indispensable » pour prendre en compte les progrès technologiques, les nouvelles conditions de marché et les priorités de la transition énergétique. Cette réflexion s’inscrit dans un constat de maturité croissante des filières, nécessitant une mise à jour des modèles pour garantir la soutenabilité financière du soutien de l’État sur le long terme.
Une expertise de haut niveau pour la transition
Le choix des pilotes reflète une volonté d’associer expertises industrielle et réglementaire. Jean-Bernard Lévy et Thierry Tuot s’appuient sur le Conseil général de l’économie (CGE) et la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC). En lien avec les administrations et les filières concernées, la mission doit analyser les mesures d’optimisation déjà engagées pour proposer un modèle « plus efficace, plus soutenable et mieux partagé ».
Les enjeux : efficacité, stockage et flexibilités
Un axe central des travaux concerne la répartition des risques entre l’État et les producteurs. Le communiqué de presse indique que la mission étudiera également les leviers de financement mobilisables par le secteur privé.
Le stockage et les flexibilités, garants de la stabilité
La mission inclut explicitement le stockage d’électricité et les moyens de flexibilité dans son périmètre. Selon la source officielle, ces dispositifs sont « essentiels pour la stabilité du système électrique et l’efficacité de la dépense publique ». L’intégration de ces technologies vise à optimiser l’usage des ressources publiques dans le cadre du développement des énergies renouvelables.
Un contexte budgétaire exigeant et des objectifs climatiques maintenus
La mission intervient dans un « contexte budgétaire exigeant ». Selon le communiqué de Matignon, l’objectif est de garantir la soutenabilité financière du soutien public afin d’atteindre les ambitions climatiques nationales : une réduction d’au moins 50 % des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2030 et la neutralité carbone en 2050.
Les sources ne précisent pas le rôle ou l’articulation de cette mission avec le parc nucléaire existant. Elles rappellent toutefois que ces travaux visent à maintenir les trajectoires de décarbonation du mix énergétique français.
Les conclusions de la mission sont attendues sous trois mois. Ces « recommandations opérationnelles pour les années à venir » alimenteront les réflexions sur la politique énergétique nationale.
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Selon les informations rapportées par Actu-Environnement, ce calendrier coïncide avec les discussions en cours autour de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE). La source indique qu’un accord est recherché entre le Gouvernement et les parlementaires d’ici la fin de l’année. Les enseignements de la mission Lévy-Tuot devraient ainsi contribuer à définir la trajectoire énergétique française pour les prochaines années.
Sources :
- Communiqué officiel du Premier ministre (info.gouv.fr), 3 décembre 2025.
- « Mission sur le coût des EnR et le stockage », Actu-Environnement, 3 décembre 2025.

