Enel investit 1 milliard de dollars aux États-Unis pour renforcer son portefeuille renouvelable

L’énergéticien italien Enel a officialisé l'acquisition d'un portefeuille de parcs éoliens et solaires aux États-Unis. En intégrant 830 MW d'actifs opérationnels pour environ 1 milliard de dollars, le groupe européen étend son périmètre sur un marché où les énergies renouvelables ont représenté 61 % des nouvelles capacités installées l’an dernier.

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Résumé : 

  • Investissement : Environ 1 milliard de dollars.
  • Volume acquis : 830 MW (portefeuille mixte éolien et solaire).
  • Production attendue : 2,1 TWh par an en moyenne.
  • Acteurs : Acquisition réalisée par Enel Green Power auprès du fonds Excelsior Energy Capital.
  • Calendrier : Finalisation de la transaction prévue au troisième trimestre 2026.

Deuxième énergéticien européen, le groupe italien Enel augmente sa capacité installée en Amérique du Nord. Via sa filiale Enel Green Power, l’entreprise a annoncé le rachat d’un ensemble de sites de production d’électricité renouvelable auprès d’Excelsior Energy Capital.

Cette opération porte sur des installations déjà en activité. Elle vient s’ajouter à une base industrielle mondiale conséquente : à ce jour, le groupe gère une capacité totale de 68 GW, incluant l’éolien, le solaire, la géothermie, l’hydroélectricité et le stockage d’énergie.

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La stratégie du « Brownfield » : produire sans attendre

L’intérêt de cette transaction réside dans la nature des actifs acquis, dits « brownfield ». Contrairement aux nouveaux projets nécessitant de longues phases de développement, ces unités sont déjà raccordées au réseau électrique.

Pour l’énergéticien, cette approche répond à des objectifs opérationnels clairs :

  • Contribution immédiate : L’apport de ces parcs est effectif dès la clôture de la transaction, sans passer par une phase de chantier.
  • Utilisation de sites en fonctionnement : Le rachat d’installations opérationnelles permet d’intégrer des actifs déjà raccordés, évitant ainsi les incertitudes liées à la construction.
  • Mix technologique : Le portefeuille combine les technologies éolienne et solaire, assurant une complémentarité de production selon les sources naturelles disponibles sur place.

Un marché américain porté par les nouvelles capacités

Si le débat politique outre-Atlantique expose parfois des visions divergentes, les données d’installation confirment la trajectoire des filières vertes. Le mouvement d’Enel s’inscrit dans un contexte où les énergies renouvelables ont constitué la majorité des nouveaux raccordements aux États-Unis l’an dernier.

En comptabilisant les solutions de stockage par batteries, les sources dites « zero-carbon » ont totalisé près de 48 GW de nouvelles installations sur la même période, soit environ 90 % de la croissance du parc électrique américain. Pour Enel Green Power North America, qui gérait déjà 11 620 MW au premier trimestre 2025, cet apport supplémentaire accroît mécaniquement sa présence dans la région.

Une étape pour le secteur de l’énergie

Prévue pour s’achever au troisième trimestre 2026, cette transaction illustre la place des actifs renouvelables dans les échanges industriels actuels. Ces infrastructures font désormais l’objet de mouvements financiers significatifs entre fonds spécialisés (ici Excelsior Energy Capital) et grands opérateurs énergétiques.

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En finalisant cette acquisition, Enel confirme sa volonté d’étendre son portefeuille de production d’électricité verte par le biais d’unités opérationnelles. Cette manœuvre permet au groupe de consolider ses positions aux États-Unis en s’appuyant sur des parcs déjà intégrés au réseau national.

Sources :Communiqué Enel, données BloombergNEF, Les Échos.


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